Saturday, August 30, 2008


Some new books recently published by LALANDE DIGITAL ART PRESS PARIS. Interested in producing a book of your own? 10 copies? 500 copies? Need a book for your upcoming tech conference in Paris? Perhaps you are a fashion designer winging into Paris from LA. Why carry 50 kilos of look-books? Send us a PDF and we'll print your books here, deliver them right to your hotel or conference center. The money you save in transport – and the hassle of dragging your printed materials through airports and train stations will be well worth it. Possibly the cost of printing itself. Contact us about your project. We're happy to give you advice, prices, technical specs – Free. CONTACT : LALANDE FOR A FREE ESTIMATE/DEVIS.

Friday, August 29, 2008


Collage has been at the forefront of the digital revolution, if not for the final results, then for the method, a way of mixing images and texts via computer manipulation. Like music sampling (hip hop and rap), multiple sources can be "glued" together to create something extremely new and strange. The dadaists seized on the methods employed by Picasso and Braque, and the surrealists made a living out of collage to great and what appears to be everlasting effect. It can be argued that collage is perhaps the preeminent art method of the 20th and 21st centuries. Modern masters like Joseph Cornell and Ray Johnson created some of the most memorable collages, with the later extending his signature methods into pretty much all aspects of his life and art.

Just out is the new fat volume on the subject by Black Dog Publishing / UK : Collage Assembling Contemporary Art. With known experts Sally O’Reilly, Ian Monroe, David Lillington and John Stezaker among the contributors, the hardcover 240 page color book retails for £35.00.

According to Black Dog Publishing: "Collage: Assembling Contemporary Art is a striking and authoritative survey of the history of collage, from its origins through to the work being produced by artists today. (Image, THE PEOPLE, Matthew Rose, right).

With contemporary artists reclaiming the form, collage is flourishing. From the traditional ‘cut and paste’ method through to digital, three dimensional and installation work, and in the incorporation of contemporary concerns such as environment and commercialism, collage is experiencing an exciting renaissance.

First gaining popularity in the early 1900s, with such pieces as Picasso’s The Dream in 1908 and Still Life with Chair Caning in 1912, collage has proliferated though the ages. From figures such as Kurt Schwitters, to works by the Constructivists, Dadaists, and Surrealists, to 1960s and 70s Pop Art, the form has branched out into a myriad of fine art practice that encompasses assemblage, montage, and décolage. Collage draws together the work of influential artists to contextualize the art being produced today.

Collage features the art of such internationally acclaimed artists as Picasso, Schwitters and Ernst, Hannah Hoch, Marta Rosler, John Stezaker, Richard Hamilton, Layla Curtis, David Salle, Eduardo Poalozzi, Javier Rodriguez, Robert Rauschenberg, David Thorpe, Fred Tomaselli, Matthew Rose and many more.

Wednesday, August 27, 2008


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Tuesday, August 26, 2008

On Appropriation

Peter Friedman, a law professor at Case Western, in Ohio, writes a fascinating piece about appropriation, a subject digital artists, collage artists, film makers, musicians and most creatives are involved with. His piece on his legal blog, What Is Fair Use, touches on, among other issues, an "appropriation" of John Cage's 4:33, silent concert as well as the law suit that came from it.

Friedman writes: This attitude [about Fair Use] has led to some remarkable lawsuits. Mike Batt is a British classical composer who put together a group called "The Planets" in 2001. Their first album was called Classical Graffiti. In it Batt included a track with one full minute of silence. He said it was a tongue-in-cheek dig at a John Cage piece called 4 minutes 33 seconds which was similarly a track of total silence, albeit somewhat longer. Batt, credited himself as well as Cage with writing the piece. There would be precious few other ways to identify who the dig was directed at. Unfortunately, Batt soon found himself on the receiving end of a lawsuit from the estate of John Cage, who had died several years previous. In the trustees' view "We do feel that the concept of a silent piece - particularly as it was credited by Mr Batt as being co-written by 'Cage' - is a valuable artistic concept in which there is a copyright."

What Is Fair Use is "an ongoing exploration of issues related to copyright and fair use in our contemporary digital culture." Read Peter's piece on Appropriation. Comments here or there are welcome.

Wednesday, August 20, 2008

Chinois? Print in Paris! Impression à Paris!

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Saturday, August 16, 2008

James Startt : Guilty Pleasures

"Je parle donc je suis," exposition de photographe James Startt, et livre publié par l'artiste et notre affilié, Polyflash/Paris, fait connaissance de la puissance de message et mode. Le livre, une edition limitée est offert for 20 euros. Contactez Startt direct pour une copie signée. [English readers, click here for a review in The Paris Voice.]

Le photographe, connu pour ses livres sur Le Tour de France et son dernier "Uniforms," explique sa demarche et l'historique de l'expo chez Agathe Gaillard:

Après plus de huit ans et demi, je me suis trouvé dans une impasse (comme le film d’un certain réalisateur italien). Après être resté tout ce temps focalisé sur un premier travail documentaire «Uniforme(s)» (les Editions du Seuil 2002 et l’expo photo de même année pendant le mois de la photo chez Agathe Gaillard) sans penser au lendemain, je me suis trouvé au bord d'un vide créatif effrayant, mais à la juste mesure, après tout, des efforts laissés derrière moi.

Que faire? Je n'en savais absolument rien, il ne me restait qu'un mot en perspective: recommencer. Regarder, viser (ou pas), déclencher, libre et sans but, en quelque sorte. Sans planning et sans cahier des charges. Plus encore: sans thème directeur.

Je photographiais alors tout ce que j'aimais de façon pulsionnelle et sans discrimination d'aucune sorte. Le matériel lui-même était, sinon indifférent, du moins improvisé - je prenais ce qui me tombait alors sous la main au gré des circonstances. Je dois dire que j'ai longtemps poursuivi la pureté des grands formats (spécialement du 6x6): j'ai donc mis un certain temps à accepter que ces formats n'était pas conciliables avec ma façon impromptue et flashée d’attaquer la photographie.

Pendant des mois j'ai expérimenté le montage d'un flash sur mon vieux Mamiya, avant de voir pousser les fruits de ce travail. C'était au soir d'un week-end londonien, où j'avais vu une fille "néo-gothique" superbement affublée d'un tee-shirt "Save the planet, Kill Yourself", que le déclic m'est venu. Visionnant le résultat de mes planches, j'était sur que j'avais trouvé mon prochain sujet.

J'avais beaucoup usé du format rectangulaire, en cherchant toujours à remplir le cadre, quitte à incliner le boîtier. Le format carré me semblait alors restrictif.

Ce projet m'a réconcilié avec le déconcertant équilibre du format carré, le plus apte à centrer l'attention sur les messages arborés par les porteurs de tee-shirts, à concentrer mon regard sur les leurs, sur leur messages ironiques, tour à tour hédoniste ou absent, mais toujours plein de sens, d'humeur au sens le plus physique et donc le plus littéral du terme.

Sur l'exposition, critique d'art, Christophe Donner, a écrit:

Lorsque James Startt le rencontre, son sujet a fait la moitié du chemin qui mène à la photo. Il a jailli de la masse, il s’en est détaché pour se présenter à celui qui le guettait, mais avant ça, depuis ce matin il est là dans sa tête à se demander ce qu’il va mettre, ce qu’il va dire. La journée du manifestant sera perdue s’il ne rencontre pas le regard de l’autorité, celle qui a fait l’autre moitié du chemin vers l’instant photographique. Ce désir d’être pris, de s’offrir, là, dans la rue, il est cousin de l’excitation de dire, plus que de la nécessité. Dire est une affaire sensuelle, tactile, la parole n’est plus rien sans le support, le tissu a influencé la revendication qui ne tiendrait pas sur une pancarte et qui ne sera jamais crié, et surtout : jamais reprise par quelqu’un d’autre. En donnant à la phrase la possibilité de mouler d’énormes nichons, de dévoiler grossesses et grosseurs, le coton s’impose comme une stèle littéraire d’un genre nouveau.
Fashion writing, mais pas que ça. Body art, mais au soleil, car James Startt en appelle toujours à cette forme particulière de lumière qui vient frapper le sujet et l’objectif, un peu, plus ou moins selon la violence qu’il retient de l’instant. C’est toujours le reflet du soleil qui unit le photographe à ses modèles, il joue de son inopportunité comme avec un feu qui pourrait tout brûler. Il prend le risque et donne à voir ce risque comme l’essence du mouvement. Chez les cyclistes, ce qu’il attrape, c’est l’éclat solaire de la souffrance, et là, dans ce débraillé social, le long de la paresse urbaine des marcheurs endimanchés, c’est aussi l’éclat d’intelligence au milieu du désastre en liesse. Quand on pense aux modèles de William Klein, en voyant ceux de Startt, on est frappé par l’inconscience des premiers, et la sapience des autres : l’écriture a tout changé. Les premiers criaient, ceux-ci sont muets, comme si, entre temps, on avait abandonné au tissu, à la matière, à la manufacture et à l’actualité, abandonné l’oralité de nos plaintes. Reste cependant, chez nos anciens comme chez nous, le même bonheur d’être reconnu dans la foule.

Le livre, 80+ pages, en couleur, est disponible direct du photographe (et signé): Contactez Startt direct pour votre copie.